Question pratique

Une main sur un téléphone portable

La consommation numérique a-t-elle un impact écologique ?

Oui, et dans d’alarmantes proportions. Le marché numérique serait responsable de 3,7 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, et cette part pourrait doubler d’ici 2025 pour atteindre 8 % du total, soit la part actuelle des émissions automobiles. La hausse de consommation actuelle avoisine 10 % par an, avec pour conséquence une tension sur la production électrique et une surabondance d’équipements numériques. De ce constat est né le principe de sobriété numérique, qui vise à une meilleure exploitation individuelle et collective des outils numériques.


Le recours au numérique engage une responsabilité énergétique
La transition numérique est un phénoménal vecteur de développement économique et social pour les pays et les entreprises. Elle est souvent perçue comme un moyen de réduire la consommation d’énergie, alors qu’en réalité, elle l’augmente considérablement. L’impact énergétique mondial du numérique est dû, pour plus de la moitié (55 %) au trafic de données, lui-même composé à 80 % de flux vidéo, les 20 % restants provenant des sites Internet, des mails, de la messagerie instantanée, du stockage de photos, mais aussi du peer-to-peer et des jeux vidéo.
Il faut savoir que pour visionner un film de 10 minutes sur son smartphone, on multiplie par 1000 l’énergie consommée en utilisation normale. Les plateformes de streaming vidéo sont donc les grands responsables d’une pollution numérique difficile à combattre, car invisible.

 

Sobriété numérique : la raison reprend peu à peu ses droits
« Sobriété numérique » est une expression inventée en 2008 par l’association GreenIT qualifiant une démarche volontariste de réduction de la consommation numérique, par le choix d’équipements moins puissants et plus durables, mais aussi, et surtout la révision des réflexes d’usage superflus.
Ce meilleur contrôle de notre consommation énergétique contribue à contenir l’explosion de l’empreinte environnementale du numérique. À titre individuel, le principe de sobriété numérique nous invite à évaluer l’utilité sociale et économique de nos comportements d’achat et de consommation d’objets et de services numériques, et de les adapter en conséquence. À l’entreprise, il propose d’intégrer l’impact du numérique comme critère de décision dans les politiques d’achat et d’utilisation des équipements électroniques.


Quelques gestes simples pour plus de sobriété numérique
Il est possible de s’engager dans le cercle vertueux de la sobriété numérique sans renoncer à vos smartphones, tablettes et autres outils informatiques ; ces quatre réflexes vous permettront d’agir sur vos habitudes énergivores et de réduire considérablement votre impact environnemental.

  • Télécharger au lieu de streamer
  • Se désabonner des e-newsletters superflues
  • Vider régulièrement sa boîte mail en supprimant définitivement les e-mails inutiles
  • Privilégier le wifi à la 4G, quand cela est possible