La pollution plastique du Léman à l'étude

50 tonnes de plastiques divers finissent chaque année dans le lac Léman, que ce soient des particules invisibles ou de plus gros déchets. Ce projet vise à estimer la quantité et l'origine des fragments de plastique invisibles ou peu visibles qui souillent les rives et qui menacent les eaux et les êtres vivants.

Etat d'avancement du projet

Le plastique dans le Léman

Il n'y a pas que les océans qui sont envahis par les déchets plastiques. Le Léman subit aussi cette pollution : chaque année, 50 tonnes se retrouvent dans le lac. Environ 60% sont des poussières qui proviennent de l'usure des pneus des véhicules ; elles sont amenées jusqu'au lac par la pluie et les rivières. Environ 20% sont issus des déchets jetés à terre, dans les égouts ou les cours d'eau : bouteilles vides, emballages de produits alimentaires, coton-tiges, matériaux de construction, etc. Ils finissent par se fragmenter et former des débris de toutes tailles que les poissons et les oiseaux du lac peuvent avaler. On retrouve même du plastique dans le corps humain, mais on ignore encore à quel point les particules de plastique interfèrent avec la chaîne alimentaire.

Avant de finir dans les eaux du Léman, beaucoup de ces déchets polluent d’abord les rives et les plages. Ils forment ainsi un stock de plastique menaçant qui sera évalué par l’ASL (Association pour la sauvegarde du Léman) pour déterminer exactement sa taille, sa composition et ses origines. C’est le projet Pla’Stock.

Résultats du projet

Le problème de la pollution des océans et des plages par les granulés de plastique industriels est reconnu depuis quelques années. En Europe, on estime qu’environ 40’000 tonnes de ces granulés sont « perdus » annuellement dans l’environnement par les usines et les transporteurs ! Le projet cherche ainsi à définir l’étendue du problème pour le Léman, et à mieux comprendre les mécanismes de déplacement de ces particules dans l'environnement.

Où se situe le projet