Abaissement partiel du Rhône du 16 au 27 mai 2025
Chaque année, environ 400 000 m3 de sédiments? apportés par l’Arve se déposent dans la retenue du barrage de Verbois.
Ces sédiments doivent être évacués régulièrement afin d'éviter les inondations dans le centre-ville de Genève et d'assurer la sécurité de la population en cas de crue du Rhône ou de l'Arve. Ainsi, tous les 3 à 4 ans, les retenues des barrages de Verbois et de Chancy-Pougny sont abaissées?.
Bulletins journaliers
La sécurité, notre priorité
L’opération d’abaissement se déroulera du 16 au 27 mai 2025.

Pendant cette période, L'ACCÈS AU LIT ET AUX BERGES DU RHÔNE AINSI QUE LA PÊCHE SONT INTERDITS.
Toute navigation, baignade et autres activités dans le Rhône ou sur ses berges sont interdites. Les activités dans l’Arve en aval du pont Saint-Georges sont également proscrites.
L'abaissement en images

Comment ça fonctionne ?
L'abaissement se déroule en 3 étapes :
1. Le niveau d’eau des retenues est abaissé au niveau de toute la chaîne de barrages entre Genève et Lyon. Cela commence par Génissiat en France, puis Chancy-Pougny et enfin Verbois.
2. La vitesse de l’eau s’accélère, ce qui permet de faire transiter naturellement les sédiments vers l’aval.
3. Une fois les sédiments évacués, le niveau d’eau est remonté aux différents barrages.
L’abaissement partiel accentue temporairement un phénomène naturel car le Rhône transporte tous les jours des sédiments vers l’aval.
Respecter le fleuve et son environnement

Suivi de la qualité de l’eau
Tout au long de l’abaissement, le taux de matières en suspension? est suivi et mesuré au niveau de 3 stations installées au pont de Pougny, au pont de La Plaine et en aval du barrage de Verbois. Une réglementation stricte impose de maintenir un taux moyen de matières en suspension, sur la durée de l’opération, de 5 grammes par litre, soit l’équivalent d’une cuillère à café. Ceci pour maîtriser les atteintes à la biodiversité du fleuve, notamment pour les poissons. D’autres paramètres physico-chimiques comme le pH, la conductivité, la température, l’oxygène dissous et l’azote ammoniacal (N-NH4) sont également suivis afin de vérifier que les concentrations atteintes ne sont pas toxiques pour l’environnement.

Suivi des poissons
Les poissons sont suivis tout au long de l’abaissement partiel grâce à différentes techniques comme l’échosondage et la télémétrie.
Les poissons sont pêchés dans les passes à poissons? de Verbois et de Chancy-Pougny, équipés d’émetteurs et relâchés dans le Rhône afin de pouvoir suivre leurs déplacements.
Des opérations de pêche de sauvetage sont également menées afin de récupérer les poissons piégés dans les zones déconnectées du Rhône pendant la baisse du niveau de l’eau. Une zone refuge est par ailleurs spécialement aménagée dans l’embouchure de l’Allondon.

Suivi des castors
Les castors sont suivis visuellement durant l’abaissement partiel. Des guinguettes alimentaires sont également mises à leur disposition afin qu’ils puissent se nourrir.

Suivi des oiseaux
Les oiseaux sont inventoriés avant et après l’abaissement partiel. Ils sont également suivis depuis les berges durant l'opération afin d’observer leur comportement.

Suivi des roselières
Les roselières? sont observées avant, pendant et après l’abaissement.

Suivi bathymétrique
La profondeur du Rhône est mesurée avant et après l’opération d'abaissement afin d’évaluer le volume de sédiments qui a été évacué.
Les sites naturels
Dans le cadre des concessions pour l’exploitation du Rhône, SIG et la SFMCP gèrent au total 13 sites naturels au fil du Rhône :
- 3 lagunes
- 2 roselières
- 3 passes à poissons
- 5 autres sites naturels
Evolution des sites
Questions fréquentes
La date est choisie par un comité de pilotage composé des autorités franco-suisses, de l’Etat de Genève et de la Préfecture de l’Ain. Un élément déterminant est le niveau d’eau du lac Léman, c’est pourquoi la date choisie concorde avec la fonte des neiges.
A chaque abaissement, SIG améliore les mesures de minimisation qu’elle prend en faveur de la faune et de la flore. Concernant les poissons, des zones refuges (cf "Les sites naturels") seront à leur disposition tout au long du Rhône. Des pêches de sauvetage seront également réalisées afin de récupérer les poissons qui ne trouvent pas de refuge. Les poissons pêchés seront déplacés soit dans des plans d’eau qui se reconnecteront au Rhône après l’abaissement soit dans le lac Léman. Les oiseaux et les castors seront aussi surveillés durant l'abaissement partiel.
Oui, en raison du risque de montée d’eau et de l’affaissement du terrain. Une mise à ban du conseil d’Etat interdit l’accès des berges du Rhône pendant toute la durée de l’opération, au plus tard jusqu’au 6 juin 2025.
Pas du tout. Au contraire, cette opération engendre un manque à gagner pour SIG puisqu'il n'y a pas de production hydroélectrique pendant 11 jours.
Non. La production au barrage de Verbois dépend du débit provenant du Léman et de la hauteur de chute, paramètres qui ne sont pas influencés par le comblement de la retenue de Verbois.
Non, la gestion sédimentaire pour la période 2016-2026 (établie par SIG, CNR et SFMCP) est un procédé mixte et comprend 3 actions complémentaires :
- Abaissement partiel des retenues de Verbois et Chancy-Pougny tous les 3 ans, accompagné par une gestion spécifique de la CNR de ses 6 ouvrages du Haut-Rhône. Cela permet de déstocker plus de 90% des sédiments.
- Des dragages complémentaires, réalisés dans les endroits où l’eau ne peut pas emporter les sédiments (lors de l’abaissement). Cela permet de déstocker entre 5 et 10% des sédiments.
- L’accompagnement des crues de l’Arve pour favoriser le transit naturel des sédiments vers l’aval, grâce à un débit plus élevé du fleuve.